Denis Emorine – Triptyque vénitien/Triptic venetian

Le réputé écrivain français, Denis Emorine, offre, dans le volume de prose intitulé Triptyque vénitien / Triptic venețian, trois récits déconcertants, réunis au­tour des personnages placés sous le signe d’une Venise subjective, personnifiée, dont les mystères marquent irréversiblement leurs destins. Trois d’entre eux, presque kafkaïens, écrasés par les arcanes fantas­matiques de la cité-femme, passent, tour à tour, mais aussi brusquement et inexplicablement, la frontière fragile entre la normalité et l’aliénation pathologique.

Triptyque vénitienLa lagune avec ses repères emblématiques devient, ainsi, un liant affectif qui unit les trois panneaux alertes et vivement colorés du « triptyque » : « Pèlerinage », « La parure » et « Vers la source », qui, une fois joints, contournent, sous le prétexte d’une Venise extérieure bâtie de « pierre et d’eau », un jeu d’ombres et de lumières, un mélange de réalité et d’illusion, sous le signe desquels prend vie un autre triptyque, cette fois-ci intérieur, terne et troublé, né dans les méandres abyssaux du psychique humain.

Denis-EmorineTant l’acteur, de « Pèlerinage », que Christine, de « La parure » et Julien, de « Vers la source », des figures normales, quotidiennes, ayant des occupations habitu­elles, entrent, non seulement dans une ville, mais aussi dans une zone crépusculaire qui les domine d’une manière hypnotique, en leur dictant le comportement et les gestes, devenus, sans aucune explication logique, frénétiques et irrationnels.

Les héros de Denis Emorine, presque scéniques, manipulés, parfois, plutôt par la plume du dramaturge que par celle du prosateur, mais toujours habillés par le talent du poète, deviennent des personnes dans l’acception primaire du mot , car « Venise fut la cité des masques », égarées obsessivement parmi des ruelles et des passages flanqués par des murs hauts qui ne laissent aucune possibilité de « revenir en arrière », en proie à des angoisses existentielles dont les causes possibles ne nous sont pas dévoilées.

À travers une écriture alerte, avec des phrases courtes et saccadées, enchaînées naturellement et mises en évidence par le symbole et la métaphore, Denis Emorine crée de l’atmosphère, une atmosphère tendue et pleine de mouvement, en guidant nos pas à travers le labyrinthe tant de fois insipide et banal de l’existence de chaque jour.

© Christian Tămaș

 

ars longa


Anunțuri
Publicat în écrivains français, contemporary literature, dramaturges français, French literature, literatură franceză contemporană, littérature française, poètes français | Etichetat , , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

Nouvelle Soirée littéraire Ars Longa

interior

D’une langue à l’autre

à

La Lucarne des écrivains, 115, rue de l’Ourcq, 75019, Paris
samedi, 18 octobre 2014, 19:30-21:30

Lancement des livres:
• Sonia Elvireanu, Între Răsărit și Apus / Entre le Lever et le Coucher (préface: Michel Ducobu)
• Denis Emorine, Triptyque vénitien / Triptic venețian (trad. en roumain et préface: Christian Tamas)

copertaAvec: Sonia Elvireanu (Roumanie), Denis Emorine (France), Michel Ducobu (Belgique), Christian Tamas (Roumanie), Brandusa Tamas (Roumanie)

Animateur: Armel Louis

Publicat în écrivains français, écrivains roumains, dramaturges français, European Literature, francophonie, French literature, literatură franceză contemporană, littérature française, littérature roumaine, poètes français, poètes roumains, Romanian contemporary literature, Romanian Literature, Romanian Writers, Uncategorized | Etichetat , , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

„Alba Transilvana”, ed. a VII-a, Alba Iulia, 9-11.05.2014

Lansare de carte / Book Launch / Lancement de livre:

Sîmbătă/Saturday/Samedi, 10.05.2014

7 Nuvele arabe-Alba Iulia1*** 7 NUVELE ARABE
(
antologie, trad., note: Christian Tămaş)

Perseide-Alba Iulia1

 

 

 

 

 

 

 

 

Patricia Tenório SANS NOM / FĂRĂ NUME
(trad.: Flavia Cosma, pref.: Christian Tămaș)

Dorel Vişan PSAUMES
(
trad., pref.: Christian Tămaş)

Christian Tămaş LE SILENCE BLANC

Publicat în acteurs roumains, actores rumanos, Arabic literature, écrivains du Brésil, écrivains roumains, colecția "Alif", contemporary literature, escritoras brasileiras, European Literature, Lebanese writers, literatura brasileira, poètes roumains, psaumes, romanciers roumains, Romanian contemporary literature, Romanian Literature, Romanian Writers | Etichetat , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

Les Ed. Ars Longa à La Lucarne des écrivains

Samedi, le 12 octobre 2013, a eu lieu, à Paris, à la librairie La Lucarne des écrivains, la Soirée littéraire „D’une langue à l’autre”, en compagnie des Ed. Ars Longa et de: Denis Emorine, Dorel Visan, Christian Tamas, Brandusa Tamas, Delphine Haslé et Romain Jouffroy.

Dorel Visan, Denis Emorine, Christian Tamas

Dorel Visan, Denis Emorine, Delphine Haslé, Romain Jouffroy

L’événement, animé par Armel Louis, le patron de la librairie, a été consacré à la présentation de trois auteurs et de leurs livres:

Dorel VisanPsaumes (collection „Perseide”; préface et traduction en français: Christian Tamas)

Armel Louis, Dorel Visan, Christian Tamas

Armel Louis, Dorel Visan, Christian Tamas

Denis EmorineThéâtre / Teatru (les pièces Sur le quai et Après la bataille; collection „Teatru&Teatru”; préface: Oltita Cintec, traduction en roumain: Flavia Cosma)

Denis Emorine, Romain Jouffroy, Delphine Haslé

Christian TamasLe silence blanc (collection „Perseide”)

Armel Louis, Christian Tamas, Dorel Visan

Les comédiens parisiens Delphine Haslé et Romain Jouffroy (Théâtre du Nord-Ouest) ont lu des passages des livres présentés.

• • •

Sîmbătă, 12 octombrie 2013, a avut loc la Paris, la librăria La Lucarne des écrivains, Seara literară „D’une langue à l’autre”, în compania Ed. Ars Longa.

Evenimentul, animat de Armel Louis, patronul librăriei, la care au participat: Denis Emorine, Dorel Vișan, Christian Tămaș, Brândușa Tămaș, Delphine Haslé și Romain Jouffroy, a fost consacrat prezentării a trei autori și a cărților lor:

Dorel VișanPsaumes (colecția „Perseide”; prefață și traducere în limba franceză: Christian Tămaș)

Denis EmorineThéâtre / Teatru (piesele Sur le quai și Après la bataille; colecția „Teatru&Teatru”; prefață: Oltița Cîntec, traducere în limba română: Flavia Cosma)

Christian TămașLe silence blanc (colecția „Perseide”)

Actorii parizieni Delphine Haslé și Romain Jouffroy (Théâtre du Nord-Ouest) au citit pasaje din cărțile prezentate.

Christian Tămaș

Publicat în acteurs roumains, écrivains français, écrivains roumains, comédiens français, contemporary literature, dramaturges français, European Literature, French literature, literatură franceză contemporană, littérature française, littérature roumaine, poètes français, poètes roumains, poezii literatură universală Carles Miralles poetes catalans, psaumes, romanciers roumains, Romanian contemporary literature, Romanian Literature, Romanian Writers | Etichetat , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

Soirée littéraire Ars Longa

D’une langue à l’autre

copertaLa Lucarne des écrivains„, 115, rue de l’Ourcq, 75019, Paris
samedi, le 12 octobre, 2012, 19:30-21:30

Présentation des livres:
• Dorel Visan, Psaumes (trad. en français et préface: Christian Tamas)
• Denis Emorine, Théâtre/Teatru (trad. en roumain: Flavia Cosma; préface: Oltita Cintec)
• Christian Tamas, Le silence blanc

interiorAvec la participation de: Dorel Visan (Roumanie), Denis Emorine (France), Christian Tamas (Roumanie), Brandusa Tamas (Roumanie)

Invités: l’actrice Delphine Haslé et l’acteur Romain Jouffroy

Animateurs: Dana Shishmanian et Armel Louis

Christian Tămaș

Publicat în acteurs roumains, dramaturges français, European Literature, literatură franceză contemporană, poètes français, poètes roumains, poezii literatură universală Carles Miralles poetes catalans, psaumes, Romanian Literature, Romanian Poets, Romanian Writers | Etichetat , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

Patricia Tenório – Sans nom/Fără nume

La micro-anthologie de textes intitulée d’une manière inspirée Sans nom/ Fără nume (traduite en français par son auteur avec la collaboration d’Isabelle Macor-Filarska et en roumain par Flavia Cosma) appartenant à la brésilienne Patricia Tenório, une femme écrivain dont les œuvres lui ont valu une bien méritée renommée internationale, offre au lecteur de partout un voyage initiatique vers les sources d’une humanité profondément personnalisée et dépourvue d’artificiel, au long duquel, parmi des jeux de lumières et d’ombres, on voit surgir avec force l’intensité des sentiments authentiques où l’amour et la vérité se combinent dans une axe de l’univers intérieur et extérieur de l’être.

Sans nomL’écriture apparemment directe et simple, parfois austère du point de vue de la métaphore, dévoile, avec subtilité, une profondeur du sens qui ne se laisse pas facilement découvrir, mais qui devient une source de mé­ditation ultérieure: « Le temps passe vite sur ma tête/Son visage m’éclaire/Je sens un toucher doux/M’arriver et il suit en vain/L’absence me remplit tout de suite/J’enferme ce sentiment dans mes doigts fins/J’enferme étroitement jusqu’à l’insupportable/La douleur enflamme ma chair blanche/Le sang saute, les veines pulsent/Mon cœur s’arrête/Et sur la fenêtre/Loin, loin et qui me brûle/Je sens la vérité transpercer mes chakras » (Chakras).

Patricia TenorioD’autres fois, le discours devient une plaque tournante réunissant le rêve et la réalité, où la ligne de démarcation entre l’abstrait et le concret s’estompe petit à petit, apportant au premier plan les angoisses de l’être humain qui cherche à s’échapper au tourbillon d’un quotidien souvent déséquilibré et dépersonnalisé.

Le passé, le présent et le futur font leur apparition, tour à tour, sur la scène du microcosme existentiel révélé avec une finesse et une sensibilité à part par Patricia Tenório, dialoguant à la recherche d’un point d’appui archimédien, le seul capable de soulever le monde et de faire monter à la surface la lumière de « l’autrui », en tant que condition essentielle de l’altérité, mais aussi du Graal intérieur, trop souvent perdu dans la broussaille des faux labyrinthes d’une condition humaine superficielle, même pervertie, plus ou moins volontairement, par la réalité immédiate: « Donne-moi ta main, je te donne la mienne/Reçois la lumière de l´étoile-guide/Qui nous appelle à une promenade céleste/Et ouvre l´espace à nos rêves//Je voulais dans mon innocence inspirée/Dans tes yeux couverts de cristal/Trouver quelque fragment de moi perdu/Et m´accueillir dans tes bras longs//Alors je n´aurais plus besoin de moi-même/En m’abandonnant dans cette rivière tiède/Je ferais une promenade par tes chakras ouverts/Tes poids, tes légèretés/Pour pouvoir te sentir entier/Et de cette même main faire la mienne/Qui écrit et rêve avec un ballon doré/En parcourant un monde d´autres temps/D´autres vies/L´autre/Moi » (L’autre Moi).

Dans un paysage quotidien terne, souvent faux et manipulateur de consciences, les écrits de Patricia Tenório surprennent, dans la meilleure acception du mot, par délicatesse, mais aussi par sincérité et par la ténacité de la recherche de la beauté et de la vérité depuis longtemps chassées, mais pas impossible à retrouver.

© Christian Tămaș

ars longa

Publicat în écrivains du Brésil, contemporary literature, escritoras brasileiras, literatura brasileira | Etichetat , , , , , , , | Lasă un comentariu

Luis Benítez – Manhattan Song. Cinci poeme occidentale

Manhattan songLos cinco „poemas occidentales” del poeta argentino Luis Benítez, importante representante de la poesía sudamericana (“Una tarde el el Jurásico”, “El Hudson”, “Cinco contrapuntos para Erasmo de Rotterdam”, “Garbo’s Building”, “Una borrachera de Pico de la Mirándola”) ofrecen al lector una imagen real de un mundo superficial donde el universo existencial del ser humano se pierde en los fragmentos dispersos de un espejo delante del cual el hombre contemporáneo se encuentra de cara a una alteridad sin sentido.

Maniobrando con destreza por entre los meandros estilísticos de un suprarrealismo pictórico, las imágenes llenas de color de Luis Benítez, que chocan más allá de la palabra, constituyen un fresco aparentemente desprovisto de unidad, pero que deja entrever, como en un palimpsesto, el drama de los contrastes que la civilización moderna pone en luz por medio de un absurdo cotidiano cada vez más incontrolable. Muy elaborados, pero sin caer en libresco, los versos del poeta argentino no se pueden leer en una llave común. Más allá de la sutilidad de la metáfora, ellos se entrelacen muchas veces paradójicamente dando a luz un laberinto que el juego caótico de luces y sombras hace, a veces, imposible de explorar.

Luis BenitezAsí, como en un torbellino alucinante, Homero, Virgilio, Erasmo de Rotterdam, Tomás Moro, el profeta Amón, los personajes de la “Tempestad” shakespeariana, Caliban y Ariel, Edgar Poe, Greta Garbo, Alceste, Washington y Lincoln, al lado de muchos personajes más o menos desconocidos o ignorados y cotidianos, se dan la mano en una zarabanda de Walpurgis en la pesadilla de la cual la condición humana se pierde hasta la aniquilación: “La condición humana es como un pequeño cocodrilo, Erasmo, / Hay quien lo lleva en su bolsillo y cuidadosamente / Sólo mete la mano cuando es rigurosamente necesario: / Hay quien cree que lo tira lejos // El animalito vuelve más grande el año entrante /Y arrasa los edificios a su paso/ Con el imperativo de vengar la ingratitud // Sobre esto: Alguno se quedó con la baraja/ De uno u otro lado va a despedirse de sus días /Con un gruñido bajo// Pero mientras tanto: /No hay por qué quejarse despierto/ De las miradas que toleramos en sueños /Aturdidos de jengibre como Amón el Profeta/ Como Amón el Profeta que ya en la edad /Corría desnudo detrás de las langostas/ Agradeciéndole al viento los dones de la Zarza //Cuarenta años de desierto y sin bocado/ No bastan para matar al pequeño cocodrilo” (Cinco contrapuntos para Erasmo de Rotterdam).

Lanzados a una desesperada búsqueda de las esencias olvidadas o perdidas, acaso para siempre, los poemas de Luis Benítez representan, más allá de los símbolos, de las estructuras y de las imágenes, una señal de alarma, acurrucada a los pies de las murallas de la nueva Gomorra contemporánea, que queda a la espera de ser descifrada y entendida a su justo valor.

Christian Tămaș

© Christian Tămaș, 2013

ars longa

Publicat în Argentina, escritores de Argentina, literatura argentina contemporánea, Luis Benítez, Poetas argentinos | Etichetat , , , , , , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu