Dorel Vișan – Psaumes

PsaumesDepuis l’époque du roi David le nombre de ceux qui ont osé écrire des psaumes a été assez restreint, bien que les Psaumes hébraïques aient été traduits, paraphrasés et imités par beaucoup d’auteurs chrétiens, laïques et religieux. Entre eux on peut citer Martin Luther, les poètes français du XVIe siècle Philippe Desportes (1546-1606) et François de Malherbe (1555-1626), les islandais Jon Thorstheinsson (mort en 1627) et Hallgrimur Pjetursson (1614-1674), parmi d’autres plus ou moins connus, sans oublier les auteurs contemporains tels que le français Jean Bastaire (né en 1927).

En ce qui concerne la Roumanie, les Psaumes bibliques font leur apparition en langue roumaine pendant la seconde moitié du XVIe siècle par l’intermédiaire de trois traductions dont les auteurs restent inconnus. À l’époque moderne, les psaumes en tant que création littéraire ont inspiré quelques poètes importants : Tudor Arghezi, Ion Pilat et Vasile Voiculescu.

Suivant la tradition littéraire de ses prédécesseurs, Dorel Vișan, écrivain et éminent homme de théâtre et cinéma, offre au lecteur une poésie raffinée et, avant tout, humble et sincère, la poésie d’une âme ouverte devant la grandeur du Seigneur.

dorel-visanEn contemplant la majesté et la toute-puissance divines, l’auteur se reconnaît incapable d’élucider le mystère de la divinité et des lois cosmiques qui gouvernent le monde visible et invisible, se montrant désireux d’obtenir des réponses à ses questions profondément humaines qui sont à la fois, les questions de tous les êtres humains qui parcourent le chemin terrestre vers le Père sans pouvoir prévoir ce que les attend au bout d’une pérégrination pleine de doutes et de tribulations plus ou moins déterminantes de leurs destinées : «Seigneur, je te chante depuis une éternité /Et tout comme une toupie je tourne/Sans cesse autour de Toi…/Et je ne sais pas dans la nuit/Si c’est Toi ou c’est moi qui crie (?)/Est-ce que/je m’agenouille humblement devant Toi/Ou vainement je cherche à regarder en moi (?)/Je suis seul, Seigneur,/Mais pas tant seul/Que je ne me puisse lever/Afin d’ajouter une pierre à Ta construction…» (Psaume 152).

Fin observateur des nombreuses souffrances de l’homme dans un monde contemporain plein de tentations matérielles et marqué par un vide intérieur de plus en plus évident, Dorel Vișan se plaint à Dieu et lui demande de faire jaillir de nouveau la lumière au milieu des ténèbres quotidiennes.

À part les thèmes développés en syntonie avec ceux présents dans les psaumes davidiens, les vers de l’auteur roumain, impétueux et pleins d’espoir, révèlent les racines d’une grande expérience de vie intérieure qui est à la recherche des essences cachées derrière des paroles qui s’enchaînent d’une manière naturelle, en arrachant le lecteur à sa solitude.

Les psaumes de Dorel Vișan évitent les dogmatismes et ouvrent habilement l’âme vers l’introspection personnelle, où les grands sujets de l’humanité tels que la liberté, la justice, la dignité de la personne et la recherche de la vérité deviennent autant de thèmes de méditation et de communion avec la Réalité.

Christian Tămaș

© Ars Longa, 2013

ars longa

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Despre Christian Tamas

Orientalist, Writer, Translator (8 foreign languages: Arabic, French, English, Italian, Spanish, Portuguese, Irish, Catalan), Arts and Humanities Researcher
Acest articol a fost publicat în acteurs roumains, poètes roumains, psaumes și etichetat , , , , , , , . Pune un semn de carte cu legătura permanentă.

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